Henri Texier Strada 4tet au Triton le jeudi 24 nov 05

Un très beau concert d'ouverture du Bleu Triton Jazz Festival.
On a déjà tout dit des qualités de ce quartet : intelligence, sensibilité, inventivité.
Je dois dire mon plaisir renouvelé au son de cette contrebasse, pas uniquement dû à la fée (ou à la sorcière) électricité.
Henri Texier nous a mené dans différents coins du globe, en faisant du jazz la musique universelle de la diversité culturelle.
Sa musique se donne des titre en échos aux souffrances, aux injustices, aux révoltes (même discrètes, de la part de ceux qui n'en ont pas les moyens), avec une simplicité douce.
Un titre : Aoi (ou aoua : eau). "Il y a des gens qui meurent. Personne n'en parle. Tout le monde s'en fout. Il n'y a pas de guerre. Non, il n'y a rien : ils meurent" (H. Texier, parlant je crois du Niger).
Bis et Re-bis. Mais après, stop : "il y a le couvre-feu".
Sur la route du retour (mais aussi quelques jours après, au téléphone), nous n'arrêtions pas d'échanger nos émotions, nos surprises, nos anecdoctes sur ce superbe concert. Ce jazz rapproche les gens.

PS: Une carte signalait le n°1 de la revue Sextant, en kiosque à la mi-décembre, avec en couverture "Henri Texier - Sur les traces d'un libre passeur", revue accompagnée d'un DVD prometteur.