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Richard Comte présente au moins deux visages (il dirait peut-être qu'il s'agit du même).
Il est, en effet, un habitué des aventures dans l’univers des musiques improvisées, ainsi que l'atteste, entre autre, la précédente chronique de son album avec Simon H. Fell « Panazol ».
Cette fois, il nous propose un changement de registre.
Avec Vegas Dallas, c’est l’oeuvre d’un groupe qui semble bien rôdé et centré sur une musique aux rythmes puissants (deux percussions par moments).

L’objectif est ici clairement de faire voyager, avec Richard Comte comme timonier. À l’exemple de «Electro Griot » aux rythmes quasi africains plongés dans une ambiance urbaine occidentale débridée. Ou cette mélopée, obsédante, lancinante, au doux nom de « Do Vaudoo ». Une phrase répétée inlassablement mais jamais identique, parsemée de micro- vibrations, de doux éclats, de frappes plus ou moins lourdes ...

C’est peut-être dans l’introduction de « Gum Bass » qu’il est le mieux loisible d’apprécier les subtiles matières proposées par Simon Henocq et ses machines avant que les percussions ne s’invitent en un quasi gamelan qui n’en finit pas de se transformer.

Ces dernières, très présentes, obsédantes, aux matières changeantes, de Julien Chamla et Benjamin Flament, impriment une marque essentielle sur cette musique.

Quant aux multiples couleurs, aux ambiances, si elles sont le fait de chacun, elles sont pour une large part liées aux errances, aux fulgurances de Richard Comte et aux strates de Simon Henocq

Vegan Dallas pour un parcours nocturne , entre transe et moments suspendus. Pour un imaginaire omniprésent.

Chez Nunc Records

Une petite vidéo ? Il s'agit d'Electro Griot précédé d'une intro de 1mn45




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