30 septembre 2019

De Cleveland à Paris, les diverses facettes de Bobby Few (Wire, juillet 2019)

On doit cet article de Wire et les compléments spécifiques à notre blog à Pierre Crépon. L’idée lui en est venue lors d’une interview du pianiste lorsque ce dernier lui disait que ses albums sont actuellement difficiles à trouver. Il y avait là une lacune à combler, non en ré-éditant lesdits albums mais en rappelant quelle trajectoire fut la sienne, en soulignant quels jugements portaient sur lui des figures de premier plan de l’histoire du jazz, en mettant en évidence quelques une de ses folles rencontres musicales, en... [Lire la suite]

26 septembre 2019

Masahiko Satoh (p) & Sabu Toyozumi (dr) (26/3/1997)

Alors que je proposais quelques titres ou vidéos pour illustrer sa préface à la série d'articles autour de Kaoru Abe, Takeo Suetomi (label Chap Chap) m'a fait parvenir une série de vidéos assez remarquables sur "la vie d'après", après la disparition de ce météor du Free au Japon. On y retrouve des figures emblématiques de cette fantastique cavalcade musicale, hors des sillons occidentaux. Il ne s'agit pas d'une musique totalement étrangère au Free US ou Européen, mais d'une esthétique propre à l'Archipel, qui nous offre des plaisirs... [Lire la suite]
23 septembre 2019

Horace Tapscott « Why don’t you listen » (Dark Tree DT(RS)11)

« aïee ! The Phantom ». En ouverture de l’album, un titre à propos de l’influence de la culture Noire, de la communauté , dans la musique d’Horace Tapscott, faite de présences et d’absences. De fait tout l’album déborde de cette influence. Il ne s’agit que de cela. Immédiatement, cette musique vient se lover aux creux de nos circonvolutions cérébrales. Un leitmotiv qu’on ne risque pas d’oublier, fait de tendresse, accompagne ce morceau plus de seize minutes durant. Et sur cette passerelle sensible, un thème qu’il... [Lire la suite]
20 septembre 2019

Franco-Japanese friendship 15 (Guillaume Belhomme dans Wire)

En parcourant les titres, les noms de lieux, de groupes des années 1970, on note avec étonnement la trace d'une certaine culture française. Mort à Crédit, Action Direct, le club Passe-Tamps, le groupe Les Rallizes Dénudées ... j'en oublie. En revanche, peu de collaborations alors avec des musiciens français, sauf en cas d'expatriation, comme avec Itaru Oki.Ce n'est plus le cas depuis.Et par un heureux concours de circonstances, le magazine The Wire, publie dans le numéro de septembre une sélection d'albums mettant en valeur... [Lire la suite]
19 septembre 2019

Free Music 1960-80 Disk Guide (via Pierre Crépon)

Il s'agit d'un ouvrage collectif de Takeo Suetomi, Yoshiaki Kinno, Koji Kawa, Kazue Yokoi, Sabu Toyozumi, KenYa Kawaguchi, Harumi Makino, Masafumi Oda. Il existe une autre version du même ouvrage, apparemment plus condensée et avec couverture rouge. Tous les deux sont en japonais , donc difficiles d'accès pour la plupart d'entre nous, bien que certaines infos soient en caractères latins. On espère une traduction en anglais ou en français.En attendant, on le trouvera à un prix raisonnable là : Free Music 1960-80: Disk Guide On... [Lire la suite]
18 septembre 2019

The Wire Playlist Free Jazz in Japan

Itaru Oki trio "Spectral" Dans l’article de présentation de cette série de chroniques, était mentionné l’ouvrage Free Jazz in Japan de Teruto Soejima. À la suite de cette traduction en anglais, Pierre Crépon en a rédigé une chronique (en anglais) qu'on peut trouver là : http://pointofdeparture.org/PoD67/PoD67Japan.html Omnidirectional Projection: Teruto Soejima and Japanese Free Jazzby by Pierre Crépon Motoharu Yoshizawa + Mototeru Takagi © 2019 Tatsuro Minami The second side of Pharoah Sanders's Tauhid starts with a short... [Lire la suite]

17 septembre 2019

Mass Projection et Gradually Projection(DIW 424 et 425) : Kaoru Abe, Masayuki Takayanagi (par Michel Henritzi)

  Greil Marcus écrivait dans son « Histoire secrète du XXème siècle » que « La musique cherche à changer la vie ; la vie continue ; laissant la musique derrière elle, et c'est çà qui est intéressant ». Kaoru Abe est mort d'overdose (1948-79), Masayuki « Jojo » Takayanagi est mort d'un cancer du foie (1932 – 91) ; laissant derrière eux la vie inchangée, après avoir bouleversé la musique et les traditions d'un jazz importé dans l'immédiate après-guerre. La musique ne peut... [Lire la suite]
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16 septembre 2019

Mannyoka: Kaoru Abe (as) et Sabu Toyozumi (dr) (Nobusinessrecords NBCD 107)

  Il s'agit d'une édition relativement récente (juillet 2018) d’un album enregistré à la fin de la courte vie de Kaoru Abe, en 1978. Plus de quarante ans après, cette musique sortie de l'oubli est un choc. Dès les premières notes au saxophone alto, on ne peut qu’être saisi par la puissance et l’originalité du discours de Kaoru Abe. Une musique qui nous explose au visage et qu’on ne peut plus oublier. Il s’agit d’un flux éruptif qui pourrait être sans fin, d’une énergie cataclysmique comme si chacun de ses atomes se... [Lire la suite]
13 septembre 2019

Kaitaiteki koukan (DIW 414) Kaoru Abe & "Jojo" Takayanagi (par Michel Henritzi)

  Il est de ces disques pour faire des mythes, ancrés dans la légende du free, collector d'une recherche d'absolu, de ces disques qui appartiennent autant aux marchands cyniques qu'aux névrosés de cette grande histoire d'un art de l'éphémère. On est prêt à investir dans cette charge émotive, fantasme d'un objet disparu avec ses protagonistes : Masayuki « Jojo » Takayanagi (guitariste légendaire de la scène primitive du jazz nippon et du son noise) et Kaoru Abe (saxophoniste qu'on entendait comme un frère de Ayler). Enfin... [Lire la suite]
12 septembre 2019

Kaorue Abe étant mort, j'ai tout fait pour le rencontrer (par Julien Palomo)

Guy Sitruk m'invite ici à reprendre les notes que j'avais préparées pour la parution de Banka/Mannyoka chez NoBusiness Records. Je prends la liberté de les étendre et les amender sensiblement. Croiser la route de Kaoru Abe – pas seulement sa musique : qui il fut – n'est pas une expérience anodine. Je le « savais », d'une façon ou d'une autre. Ma rencontre avec le Free Jazz japonais remonte à 1995 ou 96, sur la vénérable Montagne Sainte-Geneviève, chez Crocojazz. Gilles Coquempot avait rentré Ghosts d'Albert Ayler,... [Lire la suite]