10 novembre 2009
(Photos) Sylvain Cathala et Franck Vaillant au Souffle Continu (6 nov 09)
Print en duo !
La musique du 4tet en duo au Souffle Continu
(Paris le 6 novembre 09)
Pour voir l'album, cliquez sur la photo
Print : http://www.sylvaincathala.com/print
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photos
02 novembre 2009
Radio Jazz Concerts (version du 2 novembre 09)
Didier Petit et Noel Akchote - à l'improviste (voir album photos)
- Jazz Live : TSF Jazz à 21h (en principe)
* lundi 2 novembre (à 20h) : Dr. Lonnie
Smith (Duc des Lombards)
* mardi 3 : Vijay Iyer
- Duc des Lombards
(concert enregistré pendant le Carefusion Jazz Festival)
* mercredi 4 : Bojan Z
(Sunside)
* jeudi 5 novembre (à 22h) : François Laudet (Caveau de la Huchette)
* vendredi 6 novembre : Belmondo Quintet - Infinity Live - nouvel album
- (en allemand sur Bayern
4 ) : mercredi 5 novembre de 3h à 4h
Les Diaboliques: Irène Schweizer &
Maggie Nicols
(Nuremberg 2 octobre 09)
- (en allemand sur DLR) (mp3) : mercredi 5 novembre
de 20h05 à 22h
Lionel Loueke Trio
Terence Blanchard
Quintet + Deutsches Filmorchester Babelsberg
(JazzFest Berlin 4 novembre 09)
- Jazz Club : France musique vendredi 6 novembre de 22h30 à minuit
Donny McCaslin trio au festival Jazz
sur son 31 à Toulouse
Concert enregistré le 19 octobre 2009 à l'Automne Club de
Toulouse
- (en alémanique sur DRS 2)(mp3) : vendredi 6
novembre de 22h35 à 23h35
Paolo Fresu's Devil
Quartet (Jazz Festival Basel 2009)
- A l'improviste : France musique vendredi 6 novembre à minuit
Didier Petit et Noël Akchoté (voir
photos)
- Rbb Kultur Radio (en allemand) (wma) :
samedi 7 novembre de 20h04 à 6h !!!
Hank Jones Trio feat. Joe
Lovano
NDR Big
Band feat. Jacky Terrasson: "Tribute to Horace Silver"
Tim
Garland's Lighthouse Trio
Yaron
Herman Trio
Vijay Iyer
Trio
Overtone
Quartet feat. Dave Holland
Jason Moran
Chris
Potter & Eric Harland
Christof
Lauer Trio
Samúel Jón Samúelsson Big Band
(Jazzfest Berlin 2009)
- Le bleu la nuit : France Musique samedi 7 novembre de 23h à 1h
Le Grand Orchestre d'Ivan Jullien
Aka Moon
- Rbb Kultur Radio (en allemand) (wma) :
dimanche 8 novembre de 20h04 à minuit
John Scofield & The Piety Street
Band
Booker T.
Paolo Fresu Devil
Quartet
(Jazzfest Berlin 2009)
- Jazz Club : France musique vendredi 13 novembre de 22h30 à minuit
Baptiste Trotignon "Share"
5tet (directdu théâtre Municipal de Nevers)
- A l'improviste : France musique vendredi 13 novembre à minuit
Regis Huby, Olivier Benoit et Philippe
Deschepper
- Le bleu la nuit : France Musique samedi 14 novembre vers 23h30 à
1h
prélude à la Nuit Miles Davis de Franck Bergerot
- Jazz Club : France musique vendredi 20
novembre de 22h30 à minuit
Carte blanche à Giovanni Mirabassi
(Jazz au fil de l’Oise, en direct)
- A l'improviste : France musique vendredi 20
novembre à minuit
Caroline Kraabel et John Edwards
- Le bleu la nuit : France Musique samedi 21 novembre de 23h à 1h
Steve Coleman & Five Elements
(Nevers 11 novembre 09)
Programme Surprise
31 octobre 2009
(photos) Didier Petit & Noel Akchote : A l'improviste
Didier Petit (violoncelle, voix) et Noel Akchote (guitare)
Concert enregistré le 17 octobre 09 et diffusé sur France Musique
le samedi 7 novembre à 0h (ou vendredi à minuit)
Pour voir l'album, cliquez sur
la photo de Noel Akchote
...
13 octobre 2009
ANK (Gleizes, Jérôme, Duboc) + E. Dawkins & HS Limtung à la Miroiterie (11 oct 09)
La Miroiterie, ce club de Ménilmontant menacé de fermeture, de
destruction, a la vie dure.
Elle résiste et nous offre une belle
programmation ... à 19h, pour tenter de finir plus tôt, pour ne pas gêner les voisins.
Ce dimanche dernier, qui résonne comme une comptine : 9, 10, 11 ... (11 octobre 2009), un trio tout neuf "Ank" (Phillipe Gleizes (dms), Matthieu Jérôme (Fender Rhodes), Benjamin Duboc (b)) accueillait l'une des figures de l'AACM : Ernest Dawkins (as) et l'un des musiciens de cet orchestre fou qu'est le Surnatural Orchestra : le réservé Han Sen Limtung (as) .
Juste avant le concert, quelques réglages.
Ernest Dawkins souhaite qu'on s'adapte à lui, non parce qu'il est une vedette mais parce qu'il est invité, comme les autres musiciens seraient traités chez lui, à Chicago. OK. D'ailleurs, Benjamin Duboc a déjà joué avec lui (voir concert Atelier Tampon).
Balance du son : finalement, Dawkins choisi une amplification nulle (ou quasi).
Focale sur Ank.
Il s'agit d'un trio à trois solistes, dans la grande tradition free. Chacun va sont chemin, l'écoute des autres en plus.
De plus, la musique de ce trio est à haute intensité. On connaît la fougue du batteur, Philippe Gleizes. Il donne là le sentiment de se lâcher encore d'avantage.
La vraie surprise vient des deux autres musiciens.
Matthieu Jérôme troque son piano contre un Fender Rhodes pour en exploiter aussi les registres électroniques. Son jeu est bien plus nerveux, tendu, comme libéré, jouisseur, jouissif, un flot continu, torrentiel.
Quant à Benjamin Duboc, la surprise est grande, non qu'il ne nous ait pas habitué à naviguer aussi dans l'univers free (en particulier avec les Fées du Rhin), mais il délivre là une musique puissante, pulsante, d'une grande beauté. Il nous a offert, en particulier, un solo de près de 3mn30 exceptionnel d'invention, de sensibilité. Il donne le sentiment de ne plus s'arrêter de progresser à l'occasion de chaque nouvelle rencontre.
Avec un tel trio, l'opportunité d'inviter d'autres musiciens n'était pas bien évidente.
Y aurait-il assez de place faite pour eux ? Certains pensaient que non; Ank aurait manqué à ses devoirs d'hôte.
Troublé, j'ai visionné les vidéos du concert.
Certes, Ernest Dawkins était desservi par une amplification minimale au milieu de ce flux puissant. Mais c'est une force de la nature, à l'inspiration jamais en panne, qui a été confronté à bien des situations. De plus, il donnait l'impression d'aller puiser des ressources nouvelles pour relever le défi.
Un grand moment de musique, libre, comme très souvent avec lui, navigant du cri aux segments mélodiques. Et comme à son habitude aussi, il ne s'arrête jamais, selon la tradition établie par l'AACM. Lorsque d'autres assurent l'essentiel du jeu, il ponctue leurs discours de coups de sifflet, de petites percussions, de tuyaux vibrionnant. Il assure aussi un soutien au sax d'Han Sen Limtung lors de ses solos. Il sait ce qu'est un groupe.
Et Han Sen Limtung justement ? Musicien discret, il jouait sa musique en finesse, imperturbablement, un chant empruntant parfois des accents à l'orient, souvent mélodieux. Et dans ce moments là, le trio baissait l'intensité du jeu, comme pour faire la place nécessaire à l'écoute de ce frêle alto.
Pas de séquence vidéo, pour le moment. Ernest Dawkins n'est pas contre, mais il veut pouvoir donner son feu vert après examen. Il faudra donc attendre.
Pour patienter, je vous propose de voir quelques photos de cette soirée. Il suffit de cliquer sur l'image ci-dessous.
Au programme de la Miroiterie :
- le vendredi 23 octobre : Fantazio & Emiko invitent Benjamin Sanz, Aymeric Avice, Le Tombonalement et … ? à composer des duos et des trios improbables.
- le jeudi 29 octobre, le Benjamin Sanz 5tet : une pulsation forte, un son direct et ouvert.
Retrouvez toutes les brèves de concert .
07 octobre 2009
Urs Leimgruber - Barre Phillips - Jacques Demierre au Souffle Continu
Urs Leimgruber - Barre Phillips - Jacques Demierre
le 18 septembre 2009 au Souffle Continu
Photos du concert 
Démarrage du concert à l'heure, sous l'impulsion de Barre Phillips.
Manifestement, il souhaitait se donner le temps de se préparer pour le concert suivant, le même jour, à l'Atelier Tampon. Pour la même raison, probablement, ce concert fut assez bref, de l'ordre de 20 minutes, mais il fut bien intéressant.
Le Souffle Continu a beau ne pas être exigüe, il était difficile d'y entrer un piano pour Jacque Demierre.
Il lui a fallu se contenter d'un jouet, utilisé d'ailleurs avec grand sérieux pour produire une sorte de drône percussif.
Je ne connaissais pas Urs Leimgruber (ss), même si ce musicien (natif de Lucerne) participe à la scène improvisée en France depuis plus de 20 ans.
Dès le début du concert, il prenait les affaires en main, et nous emmenait dans une bien passionnante promenade de timbres, délicate ou puissante, toujours porteuse de plaisirs, d'émotions. Un discours jamais en panne. Son jeu impulsait, inspirait celui de ses partenaires.
Barre Phillips avait la distance de ceux qui n'ont plus rien à prouver, sa musique faisant mouche, presque nonchalamment.
L'extrait de fin de concert proposé débute dans une phase de basse tension. On ne peut que noter l'entente des trois musiciens. Le set se terminant sur ... à vous de voir et d'entendre.
Une belle découverte pour moi
La scène de la musique improvisée est décidement bien foisonnante en France.
Sur le Net :
http://www.composers21.com/compdocs/leimgruu.htm ;
http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&sql=11:0zfoxq85ldte~T1 .
... et ce fameux concert de soirée à l'Atelier Tampon ?
Je n'y étais pas, mais, peut-être une plume charitable écrira-t-elle deux trois mots ...
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concert
.
06 octobre 2009
Pochettes d'Ornette
"Discographie" en images
Il suffit de cliquer sur la photo
Ornette Coleman - painting by Debra Hurd
29 septembre 2009
(photos, brève et vidéo) Lena Circus au Souffle Continu (11 septembre 09)
Le Souffle Continu nous emmène en voyage vers des terres d'aventures musicales à l'occasion d'évènements programmés, parfois plusieurs fois par mois.
Le jazz souvent, mais pas uniquement.
Cette fois là, était invité le groupe Lena Circus (un trio composé de Nicolas Moulin, Antoine Letellier et Guillaume Arbonville) en compagnie d'Hiroko Komiya.
Pour voir les musiciens, cliquez sur la photo
Difficile de mettre des mots sur une musique lorsqu'elle n'est pas pleinement inscrite dans une esthétique.
Pas l'ombre d'un segment mélodique. Les percussions (batterie, objets divers) ne sont pas destinées à marquer quelque tempo que ce soit. Nous sommes proches des musiques improvisées.
Le discours de chaque musicien contribue à une trame globale, une forme de drône. Le collectif est donc essentiel pour délivrer ce qu'on pourrait qualifier de poème de timbres, sans nulle trace évocatrice ou naturaliste.
Et on reste là, envoûté tout le set durant (environ 40 mn), le regard parfois attiré par la collection d'objets d'Hiroko Komiya : un récipient à damiers rouge et blanc, des arcs de grelots argentés, un sifflet vert.
Cette quasi fascination opère aussi à l'écoute de leur CD "Toki No Arika" (Mimimi Records) dont je recommande l'achat, pourquoi pas au Souffle. Un bain sonore dont on sort comme purifié.
Enfin, un extrait du concert, en fait les dix dernières minutes, est proposé là :
Bonne écoute.
Lena Circus se présente comme s'inscrivant dans la musique expérimentale, le free jazz, le grunge, les performances de butô ... A vous de dire.
Achetez le CD ... et n'hésitez pas à allez les voir lors d'un prochain concert.
Site web : www.lenacircus.com
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15 septembre 2009
(photos, brève et vidéo) Specious Daïmon - Claude Parle le 9/9/9
Une annonce qui surprenait : un groupe étiqueté "rock expérimental" , Specious Daïmôn, jouait avec un improvisateur rompu à bien des aventures : Claude Parle.
Le lieu choisi : le Klub, est dédié à ces musiques rock, avec son décor "gothique", au personnel vêtu avec ce look si particulier où le noir domine. M'étais-je fourvoyé ?
Questions à l'accueil : oui, c'est bien ici; combien l'entrée ? c'est comme vous voulez.
Cave en calcaire, quelques sièges, un éclairage assez chiche (pas possible de prendre une photo sans flash, gênant pour les musiciens), des pédales électroniques partout au sol.
Specious Daïmôn est un trio, formé de Pôl SK (multi-instrumentiste), Percy Roos (g) et Bës aux percussions.
Musique annoncée du trio : "Afrobeat; Grind Metal; Extrême Noise; Experimental" : des "mauvais genres", probablement.
De fait, si on retrouve plus ou moins la rythmique du rock ou de l'Afrobeat (Percy Roos danse tout le temps avec sa guitare), la musique s'en éloigne fortement ne serait-ce que par l'absence totale de thème repris sagement tout au long d'un morceau, et par une improvisation continue tout le set durant.
De la Noise, on retrouve la puissance, l'intensité, le goût des sonorités "sales".
En fait, il s'agit bien de musique improvisée, revendiquant des filiations multiples dont le jazz (plus précisément la musique noire) n'est pas absent. Une musique où la personnalité de chacun compte, bien sûr, mais aussi et surtout l'effet global. Une musique excitante, qui intéresse, un univers spécifique.
Et Claude Parle ? Il présentait là son "côté obscur", T-Shirt moulant noir, seule concession à l'ambiance du lieu. Il utilisait (inaugurait ?) son nouvel accordéon.
Drôle de mariage à priori, mais rencontre réussie.
Sa musique jouait à parasiter celle du trio, les titillant, proposant des séquences quasi électroacoustiques (mais son 100% bio garanti). La faible puissance du son de l'accordéon face aux instruments du trio ne l'empêchait pas de se faire entendre, un peu comme un bourdon qu'on ne peut chasser, implacable.
Sa musique ne visait pas la symbiose avec celle du trio, mais un dialogue où chacun garde sa personnalité.
Quelques souvenirs de cette soirée.
Tout d'abord l'album photos ou son Diaporama .
Et une vidéo (début du concert), où on ne voit pas grand'chose. Claude Parle est invisible à gauche.
Un disque de Specious Daïmôn doit paraître ce mois-ci, produit par Marc Fèvre, le grand manitou de l'Atelier Tampon.
Claude Parle est un improvisateur impénitent, à l'univers très personnel.
Mais c'est aussi un artiste de rencontres, des fertilisations croisées avec des esthétiques multiples (free, buto, rock, electro...).
Il projette de former un groupe, mais ne peut en dire plus pour l'instant. A suivre ...
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22 juillet 2009
(photos) World Saxophone 4tet (par Nicolas Perrier)
World Saxophone 4tet
30 mars 2009 à Montreuil (Banlieues Bleues)
David Murray, Hamiet Bluiett, Kidd Jordan et James Carter
Pour voir tout l'album, cliquer sur la photo
(en plus, vous saurez qui manque sur celle-ci)
Pour les fatigués de l'été, il suffit de cliquer sur Diaporama
Tout le reste suit
Groupe phare crée en 1977, avec Oliver Lake, Julius Hemphill, David Murray et Hamiet Bluiett.
Peut-être la première formation de jazz de son genre, sans section rythmique. Quoique ...
Ces photos sont dues à Nicolas Perrier.
Un grand merci à cet infatigable arpenteur des scènes du jazz.
Faire un petit (voire grand) tour sur son site http://nperrier.free.fr/
et son myspace : http://www.myspace.com/nicolas_p
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04 juillet 2009
(photos, brève et vidéo) : Retour sur le duo Guérineau - Duboc (19 juin 09)
Sylvain Guérineau – Benjamin Duboc
Festival R du Temps
Le 19 juin 09 @ Atelier de Bernard Thomas-Roudeix (Paris)
Quelques photos du concert
(Pour voir l'album, cliquer sur la photo)
Nous étions une vingtaine à avoir réservé. Nous nous sommes retrouvés plus du double devant l'Atelier de Bernard Thomas-Roudeix. Descente de plusieurs étages pour découvrir une petite salle, éclairée au néon, avec une dominante de couleurs bleues.
Chacun s'installe comme il peut dans cette salle pleine, certains même sur une échelle de bois, afin de prendre qui des photos, qui des vidéos. Nabab, je suis au premier rang, sur un sofa. Pascal Marzan, sur le côté, est chargé d'enregistrer : un futur CD ?
Les deux musiciens sont déjà là, des bises à droite à gauche. Didier Lasserre annonce le duo, un peu comme s'il devait s'excuser d'être l'inspirateur, l'organisateur de ce nouveau festival, l'R du Temps.
Le trio Guerineau, Duboc, Lasserre nous avait déjà réservé de bons moments (en particulier, lors de la sortie du vinyl "L'ombre plus vaste"). Le passage au duo paraissait une suite logique, sans grande surprise a priori. ... perseverare diabolicum !
Dès le premier morceau, s'impose le sentiment qu'il se passe quelque chose d'important. Beau dialogue, souvent en aller-retours, parfois comme suspendu, avec des phrases plutôt courtes au sax dans un premier temps, et des alternances cordes pincées, frappées ou frottées, puis des séquences plus longues où les discours sont enchevêtrés. Enfin petit segment répétitif, ce qu'affectionne Benjamin Duboc, avec échos aux sax, pour nous mener à la fin du morceau.
Le deuxième morceau, de 20 mn environ, est somptueux.
Sylvain Guérineau se met de côté. Silence. Benjamin Duboc saisit son archet ... puis le repose.
Quelques notes pincées pour mesurer le silence, établir l'espace où se déploiera la musique, aiguiser l'écoute, savourer la rareté.
Un solo de 6 mn, totalement en cordes pincées, pour nous faire entrapercevoir une part de ses paysages intérieurs : l'écoute est intense, le public conquis.
Une entrée douce de Sylvain Guérineau, à laquelle répond des chants d'une grande délicatesse à la basse. Des notes répétées et des claquements de touches au sax, échos à l'archet sur la basse, discours tourmenté au sax. Le dialogue se fait intense.
Quelques fulgurences dans l'histoire du jazz, des réminiscences dolphyennes, avec des envolées vers les aigus en fin de phrases, ayleriennes aussi, des sons "sales" alternant avec des claquements ou des lignes assez classiques.
Richesse des timbres, au service d'une musique boulversante d'expressivité, sans une once de pathos, essentielle. Le temps passe très vite. C'est déjà la fin.
Un duo d'exception !
Un "Tabernacle !" fuse avant des applaudissements qui libèrent la joie accumulée. Non, je n'ai pas les yeux humides.
Le 3eme morceau ... mais je ne vais pas en parler. Je préfère vous en proposer presque l'intégralité
Dialogues de deux artistes, aucun n'accompagnant l'autre, chacun explorant son univers ... un oeil sur son compagnon, rebonds, entrelacs.
Une musique très dense au pays d'un free européen, avec des échos fugaces de certaines racines jazz (Guérineau n'est pas hors temps) et une science du son.
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Retour sur les musiciens :
Benjamin Duboc a souvent été chroniqué sur jazzaparis.
Première rencontre chez un ami commun, Dante Feijoo, pour un concert à domicile.
Intérêt pour sa musique, ravivé par "Free Unfold trio" (avec Le Masson, Lasserre), "Les Fées du Rhin" (avec Paganotti et Erdmann) et "The Fish" (avec Guionnet et Perraud).
Puis le choc de "Nuts", ce quintet étrange : deux trompettes (Siddik, Oki), deux batteries (Sato, Lasserre) et une basse.
Et bien d'autres musiques tant cet artistes aime construire, rencontrer (Amy Gamlen 4tet, Ernest Dawkins duo, Noah Rosen trio (avec D. Lasserre), Stephen Gauci trio (encore avec D. Lasserre), Abdelhai Bennani en trios (Edward Perraud, Didier Lasserre), participer à des configurations nouvelles (musique électroacoustique, duo avec Edward Perraud) et bien d'autres musiques que je n'ai pas encore eu l'occasion d'entendre.
Sans aucun doute, un artiste de tout premier plan, qui compte. D'autant plus remarquable que la scène française ne manque pas de grands talents à la contrebasse.
http://benjamin.duboc.free.fr
En revanche, une rencontre assez tardive avec Sylvain Guérineau. Rencontré lors du concert de présentation du vinyl auto produit "L'ombre plus vaste" avec ... Duboc et Lasserre. Intérêt aussi pour l'homme qui entreprend un parcours artistique, essentiellement après une vie professionnelle (employé de banque puis enseignant). Comme s'il s'agissait de rattraper le temps "perdu", deux parcours artistiques qui s'entrecroisent : la musique et la peinture.
Aller sur son site pour en savoir plus, en particulien dans la rubrique "Peintures", tout à fait en bas : "Comment je ne suis pas devenu peintre". Une sacrée plume !
http://sylvainguerineau.free.fr/
3 critiques : une sur Jazz Break au sujet du disque Dies Irae .
et deux superbes critiques : de Philippe Carles et Didier Lasserre
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voir aussi les précédentes chroniques de ce concert par Frédéric Maintenant et Olivier Gandiva, et par les mêmes, les chroniques de la première journée du festival R du Temps (Pascal Marzan; Hors Ciel)
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![09-05-30_Le bruit du [sign] @ Atelier du Plateau](http://storage.canalblog.com/52/64/77359/40161449_q.jpg)














