jon_hassel__jazzfest_baDans sa démarche ouverte, le festival présence proposait ce 12 mars, à la Maison de la Radio, Shift !, une création électroacoustique due à Jon Hassel, Lightwave et Michel Redolfi. La présence d’une brève sur ce blog est bien sûr motivée par le jeu de Jon Hassel.

Il est réputé avoir influencé Niels Petter Molvaer, Paolo Fresu, Eric Truffaz et d’autres encore.

Ce qui marque d’emblée, c’est ce que sa musique doit à Miles Davis, en particulier le travail sur la sonorité, les phrases courtes, l’atmosphère extatique. Elle s’en distingue, bien sûr par l’usage de l’électronique et certains sons « doublés ». Cette sonorité, d’écoute agréable, soufrait pourtant de la comparaison persistante à mes oreilles avec les fulgurances de Miles ou les superbes déchirements de Bill Dixon, d’autant que Jon Hassel s’attribue un rôle de gourou.

Son solo (tout de même près de 3/4h), probablement totalement improvisé, était serti dans une musique électronique qui peinait parfois à exister pour elle-même, peut-être en raison même du dispositif scénique : Jon Hassel au centre, le duo Lightwave en arrière plan face à leur laptop, Michel Redolfi dans la salle, aux commandes de la projection sonore.

Une pièce pas déplaisante mais bien longue : elle a surpris (ou lassé) une partie du public.

En revanche, cette programmation ouverte du festival Présence Electronique (compositions électroacoustique, musiques électroniques, jazz) est tout à fait réjouissante. Un rendez-vous annuel de pur plaisir … mais il faut venir assez tôt pour être sûr d’entrer.

photo :  www.jazzfest.ba