Masayuki Takayanagi’s New Direction Unit « April is the cruellest month » (blankform edition)
Parce que cette musique est fascinante de beauté sauvage, mais aussi parce qu’il s’y passe quelque chose d’important : une bifurcation musicale, comme le début d’une dérive des continents.
- « April is the cruelest month » : T.S. Eliot. À chacun d’y trouver son interprétation ou le tremplin pour ses errances.
- Chronique dans Pitchwork https://pitchfork.com/reviews/albums/masayuki-takayanagi-new-direction-unit-april-is-the-cruellest-month/
- Chronique sur Forcedexposure https://www.forcedexposure.com/Catalog/takayanagi-new-direction-unit-masayuki-april-is-the-cruellest-month-cd/BF.008CD.html
- Album numérique disponible à l’achat sur Bandcamp pour 7$ plus les taxes : https://blankformseditions.bandcamp.com/album/april-is-the-cruellest-month
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De Cleveland à Paris, les diverses facettes de Bobby Few (Wire, juillet 2019)
L’idée lui en est venue lors d’une interview du pianiste lorsque ce dernier lui disait que ses albums sont actuellement difficiles à trouver. Il y avait là une lacune à combler, non en ré-éditant lesdits albums mais en rappelant quelle trajectoire fut la sienne, en soulignant quels jugements portaient sur lui des figures de premier plan de l’histoire du jazz, en mettant en évidence quelques une de ses folles rencontres musicales, en indiquant comment lui-même se situait face à deux des figures tutélaires du piano, Cecil Taylor et Thelonious Monk, et bien d’autres choses encore. Cela, c’est l’article qui nous l’apprend.
In 1969 US pianist Bobby Few flew to Paris as a member of The Noah Howard-Frank Wright quartet, beginning a 50 year plus relationship with France where he still resides. Born in Cleveland in 1935, Few started his jazz career in Ohio.
https://www.thewire.co.uk
Masahiko Satoh (p) & Sabu Toyozumi (dr) (26/3/1997)
Alors que je proposais quelques titres ou vidéos pour illustrer sa préface à la série d'articles autour de Kaoru Abe, Takeo Suetomi (label Chap Chap) m'a fait parvenir une série de vidéos assez remarquables sur "la vie d'après", après la disparition de ce météor du Free au Japon.
On y retrouve des figures emblématiques de cette fantastique cavalcade musicale, hors des sillons occidentaux. Il ne s'agit pas d'une musique totalement étrangère au Free US ou Européen, mais d'une esthétique propre à l'Archipel, qui nous offre des plaisirs inattendus et qui jette parfois un pont vers la Noise, cette musique radicale (mais fascinante aussi), héritière elle aussi de ces pionniers.
Aujourd'hui je vous propose d'écouter une playlist vidéo réunissant Masahiko Satoh (de dos malheureusement) et Sabu Toyozumi, avec tous ses cheveux et l'énergie de la jeunesse. C'était en 1997.
Takeo Suetomi ne proposait que l'écoute du 4e duo, probablement par courtoisie afin de ne pas encombrer mes oreilles, peut-être aussi par malice sachant que cette pièce s'enchaîne aussitôt avec le 5e duo tout aussi passionant, etc.
On pourrait bien sûr parcourir cette playlist d'une manière aléatoire, mais on y perdrait la trajectoire du concert.
On pourrait être tenté d'éviter le début dudit concert, d'autant que les premières touches au piano se font européanisantes. Mais le diable Sabu ne veut évidemment pas en rester là. Il nous fait oublier notre approche prudente, d'autant que Masahiko Satoh se libère de certaines attractions occidentales pour des accords plaqués, des bribes mélodiques virvoltantes, des sculptures sonores à grands coups de sabre. Et si Sabu Toyozumi est une force éruptive de tout premier ordre, ce paysage fait de roches saillantes, de reliefs instables, de déchirures sèches, doit l'originalité de sa texture à la composition de deux talents. Dans la 3e pièce on croit retrouver quelques repères, qui seront pervertis, emportés dans une gestuelle économe aux effets dévastateurs. Dans la 5e, Sabu nous offe un solo qui par moment fait penser à l'Art Blakey des plus grands jours, mais c'est une forme de "collage" pour enrichir encore la complexité du kaléidoscope sonore. Peut-être aussi est-ce une façon de marquer un commencement du monde qui n'en finit plus d'évoluer.
Le passage d'une pièce à l'autre peut être parfois assez abrupt, "déconcertante". Pourquoi perdre cette ambiance si fascinante ? On ne sait, mais dès les premiers instants de la pièce suivante on est replongé dans cette fournaise du diable à l'apparence si calme.
Tout de même, la fin de la playlist est aussi violente et douloureuse qu'un coïtus interruptus. Mais il y a eu, avant, toutes ces décharges neuronales, ces sens en ébullition.
Une question demeure (une seule ?) : c'est une série de vidéos captées par un professionnel averti, certes non pas de l'image mais du son. Ce n'est donc probablement pas totalement fortuit. Il fallait interroger Takeo Suetomi. Il m'informe alors qu'il avait organisé ce concert, qu'il en est le producteur, et que bientôt, Chap Chap et NoBusiness Records le publieront. Vous voilà avertis.
C'était à Yamaguchi-shi, C S akarenga (la brique rouge), si j'en crois mon traducteur en ligne.
A vous de goûter à cette drogue musicale, et pourquoi pas d'y mettre vos mots.
Pour passer à la vidéo suivante de la playlist, il suffit de cliquer sur le bouton à gauche de celui du réglage du son, c'est tout.
Si vous préférez regarder les vidéos dans un ordre différent, il suffit de suivre ce lien, la liste s'affiche. A vous de choisir.
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Horace Tapscott « Why don’t you listen » (Dark Tree DT(RS)11)
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DarkTree, c’est le nom de l’excellent label de Bertrand Gastaud. Dark Tree est aussi le nom d’un thème et d’un album du pianiste Horace...
jazzaparis.canalblog.com
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Franco-Japanese friendship 15 (Guillaume Belhomme dans Wire)
Ce n'est plus le cas depuis.
Et par un heureux concours de circonstances, le magazine The Wire, publie dans le numéro de septembre une sélection d'albums mettant en valeur l'intérêt mutuel entre musiciens japonais et français au XXIeme siècle. En tant que telle, cette commande par un magazine britanique est un signe, celui d'une convergence non démentie.
Seule exception, il en faut toujours une, le dernier album, Mort à Crédit, de Kaoru Abe, seul album publié de son vivant avec son assentiment.
Cette liste a été établie par Guillaume Belhomme, un des membres de l'équipe en charge de cette série d'articles autour de Kaoru Abe, ce qui n'est pas totalement fortuit.
C'est une forme de passage de relai des iconoclastes des années 70 vers ceux d'aujourd'hui, une forme de tremplin pour connaître plus avant cette avant-garde japonaise, toujours aussi fascinante.
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Free Music 1960-80 Disk Guide (via Pierre Crépon)
En attendant, on le trouvera à un prix raisonnable là : Free Music 1960-80: Disk Guide
Ces disques ne sont donc pas tous facilement accessibles (pour le moment), mais il est déjà possible avec ce livre de consulter votre disquaire préféré, de constituer un "fond de discothèque", et de partir en chasse pour les plus motivés.
Comme toute liste, cela pourrait paraître d'une lecture un peu fastidieuse, mais quel trésor ! Une liste à conserver.
Group Everything Everything Everything Hino’s Journey to Air (1970)
Toshiyuki Miyama & The New Herd - Nayutagenjo
https://www.discogs.com/fr/%E4%BD%90%E8%97%A4%E5%85%81%E5%BD%A6-%E4%B8%AD%E5%B7%9D%E6%98%8C%E4%B8%89-%E8%B1%8A%E4%BD%8F%E8%8A%B3%E4%B8%89%E9%83%8E-%E5%AE%AE%E9%96%93%E5%88%A9%E4%B9%8B%E3%81%A8%E3%83%8B%E3%83%A5%E3%83%BC%E3%83%8F%E3%83%BC%E3%83%89-%E9%82%A3%E7%94%B1%E9%99%80%E7%8F%BE%E6%88%90/release/4233372
Joji Yuasa - Works Of Joji Yuasa
https://www.discogs.com/fr/Joji-Yuasa-Works-Of-Joji-Yuasa-Inter-Posi-Play-Tion/release/3849548
The Wire Playlist Free Jazz in Japan
by by Pierre Crépon Motoharu Yoshizawa + Mototeru Takagi © 2019 Tatsuro Minami The second side of Pharoah Sanders's Tauhid starts with a short track titled "Japan." The pseudo-Asian piece was recorded a few months after Sanders's return from a Japanese tour with John Coltrane, in 1966.
http://pointofdeparture.org
De plus, Pierre Crépon a sélectionné une liste qu’on peut écouter sur The Wire (mai 2019).
L’article qui l’accompagne, toujours en anglais, permet de repérer les acteurs clés et de les situer dans cette émergence radicale. Elle présente les débuts encore influencés par le jazz US et la prise progressive de distance jusqu'à la figure emblématique de Kaoru Abe et sa fulgurante originalité.
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A large part of Teruto Soejima’s Free Jazz In Japan: A Personal History, recently translated by Public Bath Press, focuses on the early years of free jazz in the country.The selection here follows the music’s recorded history from its 1969 starting point to the end of the 1970s.
www.thewire.co.uk
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Yoshio Ikeda (b); Keiki Midorikawa (vlc, b); Masami Nakagawa (fl); Sadao Watanabe (fl, sn, as); Shigeo Suzuki (fl, ss); Noboru Tanaka, Yoshisaburoh Toyozumi*, Shohji Nakayama* (perc); Masahiko Togashi (perc, celesta); Masahiko Satoh (p, etc)
Enfin, pour ceux qui, comme moi, regrettent la faible place laissée à Sabu Toyozumi, Pierre Crépon apporte la précision suivante : les contraintes éditoriales de Wire imposent des morceaux assez courts, ce qui l'avait alors conduit, bien à regret, à retirer un titre issu de l'album "Sabu : Message to Chicago" qu'il avait initialement prévu.
Je n'ai pas les mêmes contraintes, mais je ne dispose pas de cet album à ce jour. C'est pourquoi je vous propose l'écoute d'une pseudo vidéo de YouTube :
"Message to Chicago" (1974, Nadja). Ukaji Shoji (bs), Ryo Hara (p), Sabu Toyozumi (perc) : Malachi's Tune
De très beaux moments pour ceux qui, comme moi, découvrent l'originalité et la vitalité de ce Free made in Japan.
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Mass Projection et Gradually Projection(DIW 424 et 425) : Kaoru Abe, Masayuki Takayanagi (par Michel Henritzi)
« Gradually projection » commence par quelques notes obsessionnelles de sax raclées dans une humeur mélancolique, tombent des accords déconstruits au son métallique, des progressions lentes d'accords jazz, tristesse infinie, dérive dans un territoire non cartographié, outside jazz, presque immobile. Takayanagi s'approprie Wes Montgomery et Derek Bailey, ces techniques de dérives sur le manche, à l'écoute du seul son, cherchant à le placer hors de la ligne permise, de l'autre coté de la frontière entre l'admis et l'insoumission, à ce qui a déjà été joué. Notes voulues fausses à l'oreille, parce que le spectacle est un moment du faux, et qu'ici tout est vrai. Deux disques qui ouvrent sur l'inconnu.
* New Directions : 4tet de Masayuki « Jojo » Takayanagi
- Michel Henritzi est l’auteur de « Jazz au Japon » , l’un des articles de « Polyfree, la Jazzosphère et ailleurs (1970-2015)» rassemblés par Philippe Carles et Alexandre Pierrepont
- Mass Projection (DIW 424) et Gradually Projection (DIW 425) sont disponibles sur Fnac.com et probablement aussi chez votre disquaire. Ce n’est en revanche pas le cas sur cdjapan et japanimprov, les sites de référence. Donc, faire vite.
- En cas d’échec, une version YouTube, de moindre qualité sonore évidemment, est disponible : https://youtu.be/m4SeDipcQZw et https://youtu.be/
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Mannyoka: Kaoru Abe (as) et Sabu Toyozumi (dr) (Nobusinessrecords NBCD 107)
Il s'agit d'une édition relativement récente (juillet 2018) d’un album enregistré à la fin de la courte vie de Kaoru Abe, en 1978.
Plus de quarante ans après, cette musique sortie de l'oubli est un choc. Dès les premières notes au saxophone alto, on ne peut qu’être saisi par la puissance et l’originalité du discours de Kaoru Abe. Une musique qui nous explose au visage et qu’on ne peut plus oublier. Il s’agit d’un flux éruptif qui pourrait être sans fin, d’une énergie cataclysmique comme si chacun de ses atomes se désintégrait pour libérer l’énergie qu’il contient. AllMusic évoquait une compétition pour savoir quel saxophoniste aura le son le plus abrasif : cette morgue est vraiment hors sujet. Ici, les pâtes sonores sont au service d'un discours qui rejette toute règle, tout conformisme. S’il est toujours intense, il sait prendre bien des formes. On croit repérer un mode de jeu, il est remplacé bien vite. L’intensité proprement tragique est le seul aspect permanent. Kaoru Abe est le Prince Noir de l’alto.
Il a joué le plus souvent en solo et ce duo avec Sabu Toyozumi pourrait confirmer ce tropisme. Ce dernier est certes bien jeune à l’époque, mais il est déjà dans cette ouverture à l’autre. Dans les deux premières pistes, enregistrées en juillet 78, le jeu de Toyozumi est fait de discrétion et d’éclats, conciliant les contraires. Il ponctue, souligne, propose des séquences, pose des taches de couleur sur les torrents impétueux de l’alto. On peut imaginer que ce type de compagnonage n’était pas acceptable pour Milford Graves, déjà vedette (Meditation among us). Ce dernier s’est d'ailleurs très vite débarrassé de Kaoru Abe.
Ce jeu est encore plus évident dans la première des trois pistes du concert de janvier 78, lorsque Kaoru Abe est dans une errance calme et sombre : des frappes éparses, douces, des ébauches de roulements. Quand les sons deviennent suraigües, au début de la deuxième des trois pistes, Sabu prend l’espace sans le moindre déchaînement, tout en frappes discrètes, donnant au saxophoniste l’occasion de revenir pour un dialogue presqu’apaisé. C’est là que le batteur donne l’étendue de son talent de plasticien, de sculpteur délicat de sons. Le discours du sax devient-il plus impétueux que celui de la batterie se fait plus incisif (sans être envahissant). Commence alors une danse infernale et magique entre ces deux artistes d’exception. Tout ce concert de janvier 78 laisse d’ailleurs apparaître l’étendu des registres de Sabu Toyozumi et de Kaoru Abe, tout d’impermanence, d’invention, d’opportunisme, de subtilité, de complémentarité en dépit (ou à cause) de certaines phases hallucinées ou d’une extrême fragilité de l’altiste.
Comment dire ? Un moment rare de musique.
Un extrait ?
https://nobusinessrecords.bandcamp.com/track/song-for-sakamoto-kikuyo-part-ii
Le son a été restauré par Benjamin Duboc et Julien Palomo, qui a en outre rédigé le livret (en anglais) du CD.
L’album peut être acheté en ligne en version numérique (9$) :
https://nobusinessrecords.bandcamp.com/album/mannyoka
ou sur support physique (12€ + 3€ de frais de port) : http://nobusinessrecords.com/arirang-fantasy.html
J’ai acheté le mien au Souffle Continu, 22 rue Gerbier, Paris 11e.
L’écoute d’autres albums de Kaoru Abe, de Sabu Toyozumi, de Masayuki Takayanagi, de Motoharu Yoshisawa, et de bien d’autres, sans oublier les albums du jeune Itaru Oki (les récents aussi) laisse apparaître un espace musical aussi original et puissant que relativement méconnu. C’est la raison même de cette série d’articles, d'autant que Takeo Suetomi (label ChapChap) laisse entendre qu'il a en réserve encore un ou deux enregistrements qui pourraient sortir chez NoBusiness. Cette musique se joue au présent.
La figure de Kaoru Abe a été choisie comme symbole de cette émergence radicale.
Deux chroniques ont été publiées à ce jour, en anglais :
une de Pierre Crépon ici - http://www.pierrecrepon.co/pdf/new_york_city_jazz_record_2019_05_p29.pdf
et l'autre de Nick Metzger là - http://www.freejazzblog.org/2019/01/kaoru-abe-sabu-toyozumi-mannyoka.html
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Kaitaiteki koukan (DIW 414) Kaoru Abe & "Jojo" Takayanagi (par Michel Henritzi)
Il est de ces disques pour faire des mythes, ancrés dans la légende du free, collector d'une recherche d'absolu, de ces disques qui appartiennent autant aux marchands cyniques qu'aux névrosés de cette grande histoire d'un art de l'éphémère. On est prêt à investir dans cette charge émotive, fantasme d'un objet disparu avec ses protagonistes : Masayuki « Jojo » Takayanagi (guitariste légendaire de la scène primitive du jazz nippon et du son noise) et Kaoru Abe (saxophoniste qu'on entendait comme un frère de Ayler). Enfin réédité ce disque tiré à l'origine à 100 exemplaires sur PSF, explose dans notre hi-fi de salon, annonçant autant Rudolph Grey que Stefan Jaworzyn, Arthur Doyle que Yoshinori Yanagawa. Préfigurant la noise japonaise qui devait advenir une dizaine d'année plus tard comme insoumission radicale aux codes de l'entertainment. Mais ce disque répondait aussi aux actions sonores terroristes – pour les gardiens du temple sacré de la tonalité – de Derek Bailey, d'Evan Parker, de Sonny Sharrock ou de Peter Brötzmann. La même charge explosive dans cette no-technic sidérante de Abe et Takayanagi. Toute l'histoire de la dissonance qui bascule dans ce trou noir, de Penderecki à Coleman, de grands blocs d'angoisses pures et de révoltes, l'entendement partant avec ce free incandescent. Disque sublime qui touche à la folie, à une ivresse d'absolu, sortir sa propre langue des années d'apprentissage et qu'elle sonne comme le tir d'une kalashnikov dans ce qui oppresse. Ca fait forcément mal. L'écoute n'est pas si habituée que ça à l'implosion des certitudes, au saccage des règles, elle lui préfère l'encasernement des musiques, leurs prompts renoncements à ce qui les lient au vivant. Disque noir comme toute l'encre déversée par les grands irréguliers du langage, de Trakl à Guyotat, de Burroughs à Dufrêne, reposant l'énigme. « Qu'est-ce en effet que cette surface colorée qui n'était pas là avant ? Je ne sais pas n'ayant jamais rien vu de pareil. Cela semble sans rapport avec l'art, en tout cas si mes souvenirs de l'art sont exacts. » in Samuel Beckett, Trois dialogues. Ed. De Minuit. Difficile d'arpenter toute l'étendue sidérale qu'a parcourue cette comète, d'en faire une cartographie précise, méticuleuse, ses mouvements ne nous mettent pas en garde, ne nous protège pas, mais nous happent dans ce trou noir aux étranges dissonances, galaxie psychédélique en flamme.
Michel HENRITZI
Chronique parue dans Revue & Corrigée #43, mars 2000
* Album publié initialement en 1970
* En vente sur Discog à 25€ (environ 31€ frais de port compris)
Disponible sur cdjapan (25€ + 23€ de frais de port)
Votre disquaire pourra probablement vous aider.
* En attendant d’obtenir cet album, deux liens YouTube
01 Untitled
https://youtu.be/QPzmegG7oTw
02 Untitled
https://youtu.be/phy-jcjSLi4
* Site de Michel Henritzi .
* Michel Henritzi est l’auteur de « Jazz au Japon » , l’un des articles de « Polyfree, la Jazzosphère et ailleurs (1970-2015)» rassemblés par Philippe Carles et Alexandre Pierrepont
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![09-05-30_Le bruit du [sign] @ Atelier du Plateau](https://p5.storage.canalblog.com/52/64/77359/40161449_q.jpg)




























